France : tout est perdu, même l’honneur

Ce gouvernement français est une honte. Non content d’insulter les pays européens qui ne partagent pas la vision mondialiste du Président Emmanuel Macron, nos dirigeants multiplient les humiliations envers notre mémoire collective. Ainsi, aucune cérémonie ne sera rendu aux maréchaux français de la Première Guerre Mondiale. A commencer par le vainqueur de Verdun, Philippe Pétain. Les incultes diront qu’il n’est pas permis de rendre un hommage à l’homme de Vichy. Ce à quoi le général de Gaulle avait parfaitement répondu en son temps : « Pétain était un homme exceptionnel (…) Le malheur voulut, pour la France et pour lui-même, qu’il soit mort en 1925 et qu’il ne l’ait pas su ». En dépit de ses erreurs tragiques durant la Seconde Guerre Mondiale, Philippe Pétain restera à jamais le héros de Verdun. Ce n’est pas de l’idéologie. C’est de l’histoire. Refuser d’honorer celle-ci est un crachat sur notre passé.

Tout comme la décision d’arborer le drapeau de la République fantoche du Kosovo à la cathédrale Notre-Dame de Paris pour les célébrations de la fin de la Grande Guerre est une véritable insulte à l’un de nos principaux alliés lors de la Première Guerre Mondiale, la Serbie, qui a perdu près d’un tiers de sa population à l’occasion de ce conflit. Mais comme si cela ne suffisait pas, le Président Emmanuel Macron est allé encore plus loin dans l’ignominie en invitant Hashim Thaçi, président du Kosovo, à assister aux commémorations. Cet ancien leader de la guérilla albanaise est impliqué dans un grand nombre d’activités mafieuses mais il est surtout considéré comme un criminel de guerre compromis dans des trafics d’organes humains sur des prisonniers serbes. A ce titre Hashim Thaçi pourrait être inculpé par un tribunal spécial basé à La Haye créé en 2017. A Belgrade, il existe un monument qui rappelle l’alliance entre la France et la Serbie à l’occasion de la Première Guerre Mondiale. Une figure féminine aux allures de Marianne proclame : « Aimons la France comme elle nous a aimés ». Avec Emmanuel Macron tout cela se conjugue désormais au passé.

Mais cette injure n’est rien en regard de l’incroyable et inadmissible hommage rendu par le Premier ministre Édouard Philippe à Hô Chi Minh lors de son voyage au Vietnam. Lors de la visite du bureau du fondateur du Parti communiste vietnamien il a cru bon d’inscrire cette phrase hallucinante dans le livre d’or : « A Hanoï, je suis heureux de célébrer l’amitié entre nos deux peuples et de rendre hommage au président Hô Chi Minh, artisan de l’indépendance d’une grande et belle nation. L’austérité sereine du bureau de Hô Chi Minh montre combien le travail et le calme, la détermination et la constance servent les projets des Etats ». Viktor Orban et les dirigeants polonais sont des « esprits fous » pour le président Emmanuel Macron mais pour son Premier ministre un dictateur communiste responsable notamment de la torture, de l’internement et de la mort dans des camps de milliers de soldats français est digne d’un vibrant hommage… C’est à vomir. Comme l’a parfaitement souligné Bruno Retailleau, un cadre du parti « Les Républicains », sur son compte twitter : « Edouard Philippe va-t-il passer par le Cambodge pour « rendre hommage » à Pol Pot ? ».

Mais l’infâme peut également se dissimuler dans le silence. Au Pakistan des juges d’un courage extraordinaire on osé acquitter la chrétienne Asia Bibi condamnée à mort en 2010 pour blasphème après avoir bu de l’eau dans un puit supposé réservé aux musulmans. Depuis, des bandes de tarés barbus ont violemment manifesté afin d’intimider les autorités pour récuser le verdict. Aujourd’hui, Asia Bibi n’est toujours pas libérée. On ne sait pas si elle le sera un jour. En revanche, ce que je sais c’est que le gouvernement français, vous savez celui qui dirige « la Patrie des Droits de l’Homme » et qui a l’expression « les valeurs de la République » plein la bouche, n’a formulé aucune proposition d’accueillir Asia Bibi comme réfugiée politique ainsi que toutes les personnes qui ont contribué à son acquittement. Pourtant, ce gouvernement en accueille des prétendus réfugiés politiques. Mais là, alors qu’il a l’occasion d’en accueillir une véritable nous avons droit à un silence assourdissant. Ce silence équivaut à un soutien aux islamistes.

Il y a très longtemps, un roi de France, François 1er, avait pu dire après sa défaite lors de la bataille de Pavie où il fut fait prisonnier : « Tout est perdu, fors l’honneur ». Autre époque, autre dirigeant. Il est vrai qu’aujourd’hui nos enfants n’apprennent plus l’histoire de François 1er à l’école tout comme on leur cache le rôle de Philippe Pétain à la bataille de Verdun. En revanche, ils connaissent la figure de Hô Chi Minh. Finalement, tout se tient. Sous Emmanuel Macron tout est perdu, même l’honneur.

Laurent Dayona

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