Donald Trump avait raison !

Dès le départ Donald Trump avait parfaitement identifié son ennemi. Je dis bien son ennemi et non son adversaire car il s’agit bel et bien d’une lutte à mort. Son discours d’investiture à la Maison Blanche en janvier 2017 était une véritable déclaration de guerre à Washington et à ses élites : « L’establishment s’est protégé, mais n’a pas protégé les citoyens de ce pays. Tout cela va changer, ici et maintenant ! ». Tout était dit. Sa volonté d’« assécher le marigot » pour reprendre les termes de celui qui n’était alors que le candidat républicain à la présidentielle avait fait de lui, dès le départ de la campagne, la cible de tous ceux qui étaient attachés à l’ordre établi et à ses privilèges.

Ce qui s’est passé cette semaine aux Etats-Unis devrait interpeller tous les partisans de la démocratie. Car ce qui s’est passé est d’une gravité extrême. On peut ne pas aimer Donald Trump. On peut être en désaccord avec sa politique. Tout cela est parfaitement légitime. Mais comme l’a souligné le correspondant de RTL à New York, Philippe Corbé, peut suspect de « trumpisme » : « Le plus stupéfiant cette semaine, c’est qu’un livre puis une tribune anonyme d’un haut responsable décrivent un « coup d’état administratif » de dirigeants non élus pour empêcher le président de la plus puissante démocratie du monde d’exercer le pouvoir confié par les électeurs. Est-ce vraiment ce qui est en train de se passer, un « coup d’état » au nom des valeurs démocratiques de l’Amérique ? L’Histoire le dira. Mais que la question soit posée devrait davantage retenir notre attention. C’est infiniment plus important que Trump lui-même ».

En vérité, ils n’ont jamais accepté son élection. Ils ? Les démocrates, les républicains attachés à l’Etat profond (les Bush, McCain etc…), les néo-conservateurs, les médias, la haute administration. Bref, toute l’oligarchie politico-économique qui avait soutenu Hillary Clinton et qui veut que rien ne change. Tous n’ont eu, dès l’annonce de la victoire du milliardaire, qu’une idée en tête : comment l’empêcher de diriger le pays. C’est dans cette perspective qu’il convient de replacer l’enquête grotesque du procureur Robert Mueller sur les prétendues relations entre Donald Trump et la Russie durant la campagne présidentielle. Tout le monde sait que le dossier est vide. Mais l’essentiel est de pourrir la présidence du nouvel élu. D’entraver au maximum son action. Mais le trublion ne se laisse pas faire et rend coup pour coup. Alors « ils » ont décidé de passer à la vitesse supérieur. Le prétexte est tout trouvé.

Les démocrates, les républicains, les experts du renseignement d’État, les médias libéraux ont lancé un torrent d’attaques contre Donald Trump pour avoir osé rencontrer Poutine à Helsinki cet été. Cela a été pour eux la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. L’objectif est désormais clair : l’abattre. Par tous les moyens. Et le plus vite possible. Parmi toutes les accusations terribles lancées contre Donald Trump après sa rencontre avec le Président russe la plus dangereuse est sans aucun doute celle de « trahison » ce qui dans un pays comme les Etats-Unis est une accusation qui pèse lourd, très lourd même. Dès cet été j’écrivais ceci (ici) : « Cependant, il est permis d’être inquiet. La rencontre d’Helsinki est une véritable déclaration de guerre aux partisans de l’Etat profond américain. Ils ne resteront pas sans réagir. Ils ont désormais la certitude que l’hôte de la Maison Blanche est incontrôlable. Ils savent qu’il lui reste encore un peu plus de deux années de présidence pour développer une nouvelle politique étrangère. L’enquête du procureur Mueller, une procédure d’inpeachment sont des cartes que les partisans de l’Etat profond peuvent abattre pour entraver ou se débarrasser de Donald Trump. Mais si tout cela échoue, si une perspective d’une réélection de Donald Trump devait poindre à l’horizon qui sait de quoi ils seraient capables ».

Ce qui s’est passé cette semaine est une tentative de déstabilisation venue de l’intérieur. De la Maison Blanche. Au plus haut niveau. Une nouvelle étape a été franchie. Cela démontre qu »ils » n’ont pas abandonné l’objectif de se débarrasser de Donald Trump. De toute façon ils n’abandonneront pas. Je le répète, il s’agit d’une lutte à mort. D’autres attaques, sans doute de plus en plus vives, précises, dangereuses vont le prendre pour cible d’ici les élections. Car une victoire des démocrates aux législatives sera un début pour entraver l’action de ce président honni. Si par miracle, peu probable, les démocrates venaient à emporter le Sénat une procédure en impeachment pourrait même être envisagée. Mais si ces élections devaient tourner en faveur de Donald Trump, constituant ainsi un formidable tremplin pour sa réélection, à la place de l’hôte de la Maison Blanche je me ferai beaucoup de souci pour ma santé.

D.B.

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