La haine, le mensonge, la lâcheté et l’indécence

« Pas d’amalgame… », « Pas de stigmatisation… ». Après chaque attentat islamiste ou après chaque crime commis par un migrant le peuple allemand a droit au même leitmotiv de la part de la classe politique et des médias. Mais il faut croire que ces recommandations ne valent que pour la protection des musulmans ou des migrants. Car dès qu’il s’agit des autochtones toute précaution oratoire semble superflue. Ainsi, la chancelière Angela Merkel a exhorté lundi les Allemands à se mobiliser contre la « haine » propagée selon elle par « l’extrême droite » : « Ce à quoi nous avons malheureusement assisté au cours des derniers jours, y compris lors du week-end, ces marches d’extrémistes de droite et de néonazis prêts à la violence, n’ont rien à voir avec le deuil d’un homme » mais visent « à lancer un message de haine, contre les étrangers, les responsables politiques, la police et la presse libre«.

Amalgamer l’ensemble des manifestants de Chemnitz à « l’extrême droite » et au néonazis est une honte. Ces propos sont indignes de la part d’un dirigeant. Indignes et faux. La chancelière a également évoqué des « chasses collectives » contre les étrangers dans les rues de Chemnitz. Or, il s’agit d’un bobard médiatique. Le porte-parole du parquet général de Saxe, qui n’est pas franchement connu pour ses sympathies néonazies, estime qu’il n’y a pas d’éléments permettant d’affirmer qu’une chasse aux migrants s’est déroulée à Chemnitz ces derniers jours. Il est affligeant qu’un dirigeant puisse stigmatiser une partie de son peuple en s’appuyant sur des mensonges. Mais derrière cette sortie lamentable, indigne, indécente et grossière, se cache une autre des « vertus » d’Angela Merkel. Sa lâcheté.

Il est tellement plus commode de mépriser ou d’insulter que de se remettre en question et d’assumer les conséquences néfastes de ses choix politiques calamiteux. La chancelière n’a pas le courage et la dignité qui lui commanderaient de reconnaître qu’elle s’est lourdement trompée en refusant de lutter contre le déferlement migratoire dans son pays. C’est elle qui est responsable de ce qui se passe aujourd’hui. C’est elle la coupable. Plutôt que d’en tirer les conséquences, elle préfère dénigrer la population de Chemnitz qui doit vivre avec les effets nuisibles de ses décisions. Cette déclaration démontre toute la justesse des propos des manifestants qui dénoncent l’aveuglement, la surdité et le mépris des autorités pour leurs souffrances et leurs angoisses.

C’est la même indécence, le même laxisme et le même mépris qui guide la « justice » allemande qui, au moment même où la chancelière insultait une partie de son peuple, a décidé de condamner Abdul Mobin Dawodzai, le migrant afghan qui a sauvagement tué Mia Valentin (photo), 15 ans, à la peine ridicule de 8,5 ans de prison. La haine, la véritable celle-là, la haine pure et absolue qui conduit certains à égorger des Allemands au couteau de cuisine, peut tranquillement se propager dans les rues d’Allemagne. Angela Merkel ne lancera aucune mobilisation contre elle. Cette haine n’a rien à craindre des politiciens, des médias, ni même de la justice. De quoi donner raison au journaliste du Figaro qui ose mettre des guillemets au mot « victime » (ici).

D.B.

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