Italie : pour un nationalisme mais pour un nationalisme européen

J’aime bien Matteo Salvini. Il a l’art de cogner fort contre le politiquement correct et nos ennemis. Avec lui c’est oeil pour oeil et dent pour dent. Franchement cela fait du bien. En tant que Français j’ai malheureusement trop l’habitude de ces hommes qui se prétendent de droite et qui se laissent terroriser par le magistère moral qu’exercent les hommes politiques de gauche, les journalistes et les artistes. Il est évident qu’avec Matteo Salvini qui s’attaque bille en tête à tous les symboles de la pensée unique, comme on a pu encore le voir avec sa décision de rétablir les mentions « père » et « mère » pour les formulaires de l’obtention de la carte d’identité, je bois du petit lait quasi quotidiennement. Mais Matteo Salvini doit prendre garde.

Il doit prendre garde à ne pas tomber dans la caricature que font de lui ses adversaires. Ainsi sa sortie sur la responsabilité de l’Union européenne dans le drame de l’effondrement du pont de Gênes est stupide. Certes, on peut estimer qu’il rend ainsi la monnaie de leur pièce à nos ennemis pour lesquels tout ce qui se passe de mal en Europe est de la faute des populistes. Mais ce n’est pas parce que nos ennemis sont des idiots de mauvaise foi qu’on doit se comporter comme eux. Si jusqu’à présent Matteo Salvini a réussi à rassembler une majorité d’Italiens qui lui accorde sa confiance dans les sondages d’opinion c’est qu’il tient un langage de vérité qui repose sur la réalité que vivent les Italiens. En forçant le trait le ministre de l’Intérieur risque d’abîmer son image. Car ce ne sont pas les politiques de restrictions budgétaires de l’Union européenne qui sont responsables de la tragédie génoise mais l’incurie de la classe politique italienne et la corruption.

Il doit prendre garde également à ne pas promouvoir un nationalisme étriqué. Un nationalisme à la « papa ». Matteo Salvini a raison de se réjouir des résultats positifs que ses premières décisions ont permis sur la question migratoire. Ainsi, lorsqu’il affirme que l’Italie n’acceptera plus les clandestins des nouveaux négriers que sont les ONG financées par les mondialistes cosmopolites comme Georges Soros, il a entièrement raison. En revanche, lorsqu’il propose que ces clandestins soient répartis entre différents pays européens cela est profondément stupide. Ce qui est mauvais pour l’Italie l’est également pour les autres nations européennes. Il n’existe pas, et il n’existera jamais, de solution italienne à la crise migratoire, l’islamisation ou au Grand Remplacement. Si nous l’emportons un jour cela ne pourra se faire qu’à l’échelle du continent européen. C’est de cette solidarité européenne que naîtra un nationalisme européen, le seul à même de pouvoir renouer avec nos racines identitaires communes. L’union dans le respect des identités. Matteo Salvini se prétend identitaire ? Qu’il le prouve en se hissant au niveau des enjeux.

D.B.

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