Royaume uni : le chômage britannique au plus bas depuis plus de 40 ans torpille la campagne de propagande sur les effets négatifs du Brexit

Depuis quelques semaines les médias européens ont enclenché une petite musique sur l’air du « Les Britanniques regrettent leur vote en faveur du Brexit » bien qu’aucune étude ne vienne étayer une telle affirmation (voir photo). Surgissent derrière ce propos péremptoire d’autres affirmations tout aussi douteuses. Les Britanniques exigeraient un nouveau référendum (sous-entendu pour contredire leur vote précédent), l’économie britannique serait sur le point de s’effondrer etc…, etc… Je n’ai nul besoin de toutes les énumérer, vous les avez sans doute aussi bien entendu que moi. C’est bien d’une offensive dont il s’agit et d’une offensive coordonnée. Elle se reconnaît à sa durée, elle a débuté au début de l’été et se poursuit depuis, et à sa pluralité. En effet, elle est menée dans l’ensemble des médias (presse, radio, tv, internet). Encore une fois je me pose la même question : qui appuie sur le bouton ? Je ne peux croire à une simple coïncidence lorsqu’on atteint une telle unanimité médiatique.

Mais la propagande se heurte au mur de la réalité. Ainsi, on vient d’apprendre que selon les chiffres publiés ce mardi par l’Office national de statistiques, le taux de chômage n’a jamais été aussi bas depuis presque 43 ans au Royaume uni. Il a atteint 4 % au deuxième trimestre, en baisse par rapport aux 4,2 % du trimestre précédent. Le Royaume-Uni comptait 1,36 million de chômeurs au 30 juin, soit 65.000 de moins qu’au premier trimestre. Quant au chômage des jeunes il est à son plus bas niveau historique depuis que les statistiques spécifiques existent, c’est-à-dire en 1992. La France qui n’a pas voté en faveur d’un Frexit reste quant à elle engluée dans un chômage massif. Un remake en quelque sorte de l’adage de la paille et de la poutre.

En attendant voilà nos médias bien embêtés. Lancés depuis des semaines dans une campagne de dénigrement à propos « des effets dévastateurs du Brexit sur l’économie britannique », ces chiffres tombent comme un cheveu dans la soupe. Mais je ne me fais aucune illusion. Les ordres venant d’en haut et ces médias appartenant pour beaucoup à des intérêts financiers et bancaires qui sont opposés au Brexit depuis le début, cette campagne ne prendra pas fin. La technique est bien rodée. Minimiser les bonnes nouvelles et grossir démesurément les mauvaises. A nous de ne pas tomber dans ce panneau et de prendre avec beaucoup de recul les affirmations médiatiques qui se succéderont dans les prochains mois.

D.B.

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