Espagne : la triple trahison d’un gouvernement socialiste illégitime

Le parti socialiste qui est arrivé au pouvoir suite à une motion de censure contre le gouvernement de Mariano Rajoy n’a aucune légitimité. Il n’avait obtenu que 84 députés sur 350 lors des élections législatives il y a deux ans. La volonté du peuple espagnol était donc limpide : il ne voulait pas des socialistes au gouvernement. C’est pourtant ce qui vient d’arriver. Cela ne lui a été possible qu’en rassemblant une coalition hétéroclite allant de l’extrême gauche aux régionalistes (indépendantistes et nationalistes catalans, basques, etc…) aux intérêts radicalement différents. Le respect de la démocratie aurait du conduire les responsables de la chute de Mariano Rajoy a retourner devant les électeurs pour obtenir une majorité et une légitimité populaire. Ils s’en sont abstenus car ils savaient que cela ne serait pas le cas.

Au lieu de cela, le parti socialiste a placé son leader comme Premier ministre. Et ce dernier applique en matière d’immigration un programme illégitime qui n’a obtenu aucune approbation de la part du peuple. Je ne sais si cela est du à la certitude que les jours de ce gouvernement sont comptés ou au fanatisme idéologique de la gauche espagnole en matière migratoire, quoi qu’il en soit on peut observer que cette dernière multiplie les initiatives mortifères dans ce domaine. C’est une véritable frénésie. Non content d’accueillir dans le port de Valence les passeurs de l’Aquarius avec ses 600 clandestins africains, le ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a annoncé jeudi qu’il avait l’intention de retirer les barbelés tranchants des clôtures situées aux frontières terrestres avec le Maroc à Ceuta et Melilla. C’est-à-dire précisément là où l’on enregistre le plus de tentatives de pénétrer en Espagne. En 2013, devant la multiplication des assauts par les clandestins, le gouvernement de Mariano Rajoy avait décidé de mettre davantage de barbelés tranchants sur les clôtures frontalières pour les empêcher de passer. Pedro Sánchez, le nouveau Premier ministre espagnol a le toupet de justifier cette mesure en la déguisant d’une légitimité démocratique. Il s’était en effet engagé à retirer ces barbelés s’il arrivait au pouvoir. Sauf que le peuple espagnol avait voté et envoyé Pedro Sanchez et son programme dans l’opposition en lui signifiant que cela ne l’intéressait pas.

Mais cela ne semble pas suffire à ces Torquemada de la sainte immigration. Le Conseil des ministres, dans sa première décision d’envergure depuis que Pedro Sánchez dirige le gouvernement, a fait savoir le 15 juin qu’il rétablissait le droit à la santé universelle, abolie par le précédent gouvernement et que, par conséquent, les clandestins qui se trouvent en situation irrégulière en Espagne peuvent désormais bénéficier des soins de santé. Très fière d’elle, Isabel Celaá, porte-parole de l’exécutif a eu l’outrecuidance de faire remarquer que c’est une affaire « extraordinairement importante » pour toute la société. Ah bon ? Sur la base de quelle légitimité populaire ? Celle provenant des élections ? Ben non puisque vous aviez perdu. Si cette affaire est si « extraordinairement importante » pour toute la société pourquoi ne pas être retourné devant les électeurs pour s’en assurer ? Ce qui se passe en Espagne s’apparente à une triple trahison. Envers la démocratie. Envers les électeurs. Envers l’ensemble des Européens. En effet, au nom de quel droit les clandestins de l’Aquarius avait-il le droit de pénétrer en Europe ? Surtout après le refus par deux Etats démocratiques comme l’Italie et Malte de les accueillir. La seule solidatité qui vaille, la seule légitime, est celle que se doivent les nations européennes. Désormais, ces clandestins et tous ceux qui ne manqueront pas de venir suite à cet appel d’air et à la folle politique migratoire de ce gouvernement gauchiste illégitime vont pouvoir se répandre dans toute l’Europe.

D.B.

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