L’Union européenne, laboratoire de la gouvernance mondiale

Les Européistes cosmopolites ont décidément un gros souci avec la démocratie. Non contente de vouloir punir l’Italie pour avoir mal voté (ici), la Commission européenne a également décidé de punir les démocraties d’Europe centrale qui, conformément à la volonté des peuples, refusent d’ouvrir leurs frontières à la submersion migratoire. Et comme pour l’Italie, l’arme du crime sera financière.

La Commission européenne présidée par Jean-Claude Juncker a en effet décidé d’économiser sur les aides au développement et aux grands chantiers d’infrastructure. L’économie sera substantielle puisqu’elle représentera 10 % de l’enveloppe globale. Mais il s’agit là d’une moyenne. Pour la Hongrie de Viktor Orban la baisse sera de 24 %, tout comme la République Tchèque. La Pologne subira une baisse de 23 % et la Slovaquie une baisse de 22 %. Officiellement il n’existe aucun lien entre ces baisses drastiques concernant les pays du groupe de Visegrad et la querelle qui oppose ces pays à la Commission de Bruxelles sur les politiques migratoires.

Mais cela ne trompe personne. A commencer par le porte-parole du gouvernement hongrois, Zoltan Kovacs, qui non content de moucher une journaliste française en profite pour rétablir quelques vérités trop souvent édulcorées dans les médias d’Europe de l’Ouest.

Ce qui se passe actuellement démontre l’hypocrisie des technocrates de Bruxelles. Officiellement ils s’angoissent des victoires électorales des populistes dans de nombreux pays allant jusqu’à prophétiser que cela pourrait conduire à la mort de l’Europe. Du moins de leur Europe. Mais dans le même temps, ils refusent obstinément de changer quoi que ce soit à la politique migratoire de l’Union européenne qui alimente ces victoires. On ne peut pas à la fois déplorer la poussée populiste sur le continent et de l’autre poursuivre aveuglément une politique qui la favorise. Comme l’a parfaitement signalé le journaliste Brice Couturier : « Il faudra combien de votes à l’italienne pour que les gouvernements européens comprennent que la défense de nos frontières extérieures est le seul moyen d’empêcher la fin de l’Union européenne ? ».

Mais en vérité la contradiction n’est qu’apparente. La Commission de Bruxelles ne se préoccupe pas du bien être des Européens. Elle s’en moque comme de sa première chemise. Son idéologie et son programme s’articulent autour des thèmes défendus par une oligarchie : mondialisme, métissage, libre échange… Pour atteindre ces objectifs, dont le but ultime est l‘imposition d’un gouvernement mondial par les élites et pour les élites, et dont l’Union européenne est le laboratoire, peu importe qui occupe le continent européen. Pour ces mondialistes cosmopolites, tout est interchangeable : un Pakistanais peut remplacer un Suédois. Quelle importance ? Quelle différence ? Ils ne veulent pas des citoyens enracinés mais des consommateurs nomades. C’est pourquoi, en dépit de la révolte populaire dans les urnes dans plusieurs pays européens, il ne faut s’attendre à aucun changement dans la politique migratoire de l’Union européenne. Dorénavant il s’agit d’une course de vitesse et il ne fait aucun doute qu’il iront jusqu’au bout. Et si il vous faut une preuve cette vidéo devrait vous enlever vos dernières illusions.

D.B.

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